II. ETHIQUE ET ACTION
Ethique du Service Laïque d’aide aux Personnes
Au niveau moral, l'aide apportée par le conseiller laïque se fonde sur les convictions laïques de dignité humaine et d'autonomie individuelle. Soucieux des relations personnelles et sociales le conseiller laïque part du principe du respect inconditionnel à l'égard de tout être humain ainsi que de ses choix et décisions personnels, chaque homme définissant sa propre dignité.
Selon sa déontologie, le conseiller laïque ne rend pas visite à un patient qui ne le désire pas ou qui reçoit le représentant d'un culte. Il s'abstient de tout prosélytisme et ne s'immisce pas dans des domaines qui ne relèvent pas de sa fonction. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles il intervient, le conseiller laïque ne rencontre un patient qu'à la demande de celui-ci, de sa famille ou d'un de ses proches.
Il remplit les obligations de réserve, de discrétion et de dignité inhérentes à sa mission et est tenu au secret professionnel.
Il s'efforce de respecter et de garantir la liberté, les droits, les choix, dans un climat d'empathie résultant de la considération que chacun doit avoir pour autrui, par-delà les différences.
Si le conseiller laïque peut éventuellement suggérer des alternatives à une situation difficile, il est principalement à l’écoute des problèmes. Il n'apporte ni vérités, ni solutions toutes faites. Il ne juge pas, il permet seulement à l'autre de s'exprimer s'il le désire et comme il le désire.
L'important est surtout d'être présent près de la personne, d'entretenir avec elle la certitude qu'elle peut être le sujet d'une rencontre et pas seulement l'objet d'un soin, en acceptant sa manière de voir et de comprendre les choses.
Action des conseillers laïques :
dans les hopitaux et cliniques
en maternité et en pédiatrie
en maisonde repos ou maisons de repos et de soins
à domicile.